Les défenseuses (cis et transgenres) mènent des combats essentiels et quotidiens pour les droits de tou·te·s dans un contexte difficile. Si l’ONU a reconnu que la pandémie mondiale affectait particulièrement les femmes et les filles, les violences quotidiennes basées sur le genre ont aussi drastiquement augmenté avec les confinements successifs. Les défenseuses sont la cible de menaces spécifiques et genrées dans le cadre de leurs actions militantes. Parmi les 1 323 défenseur·se·s assassiné·e·s entre 2015 et 2019, 166 étaient des femmes et 45 des militant·e·s LGBTQIA+. En 2019 seulement, 38 femmes sont mortes sur 281 défenseur·se·s assassiné·e·s.

Avec la campagne #HumainesAvantTout, Agir ensemble s’engage davantage aux côtés des défenseuses et de leurs actions. Agissez avec nous !

Comment soutenir les défenseuses des droits humains ?

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Par le don mensuel ou ponctuel à partir de 1€ pour des engagements rapides et autonomes

Par l’adhésion à l’association pour rester informé·e sur les actions des défenseuses

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Agir ensemble soutient les défenseuses

En Colombie

Le projet BUENAVENTURA vise à promouvoir le leadership des femmes, jeunes et enfants afro-colombien·ne·s et autochtones en assurant leur participation politique, un environnement plus sûr pour elleux et une visibilisation de leur situation.

La pandémie et le confinement ont exacerbé les violences basées sur le genre en Colombie, dans un contexte politique et social toujours inquiétant. L’Observatoire des féminicides a recensé 568 meurtres de femmes entre janvier et novembre 2020. Les femmes ont aussi été touchées par les menaces émises par les groupes armés organisés. Les personnes LGBTQIA+ sont aussi touchées par les violences basées sur le genre : en 2016 et en 2017, 109 et 108 personnes LGBTQIA+ ont été tuées, les femmes transgenres faisant partie de la majorité des victimes. En 2020, ce sont 71 personnes LGBTQIA+ qui sont assassinées. Les défenseur·se·s des droits sont régulièrement ciblé·e·s par la violence en raison de leurs activités. En 2020, Amnesty International déclarait que la Colombie était le pays le plus dangereux au monde pour les défenseur·se·s. Entre 2015 et 2020, entre 397 et 710 défenseur·se·s sont mort·e·s assassiné·e·s, des estimations qui restent inférieures à la réalité. Parmi ces défenseur·se·s, 15 étaient des personnes LGBTQIA+, 131 des femmes.

Au Gabon

Le projet Citoyennes Engagées a pour objectif de promouvoir l’égalité femmes-hommes et le renforcement des capacités d’agir des femmes gabonaises à travers une meilleure connaissance de leurs droits. Le projet se construit avec un accompagnement des femmes gabonaises sur place par l’organisation Brainforest et le Réseau Femme Lève-Toi.

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont particulièrement marquées au Gabon. D’un point de vue socio-économique, il est attendu des femmes qu’elles exercent un rôle genré de mère et d’épouse obéissante. De plus, les femmes sont plus touchées par la pauvreté, surtout lorsqu’elles sont âgées, veuves ou à la tête d’une famille monoparentale. Les violences basées sur le genre n’épargnent pas non plus les Gabonaises. Les étudiantes sont davantage exposées au harcèlement sexuel de la part de leurs professeur·e·s, ce qui représente un frein à leur éducation. En 2016-2017, une source gabonaise rapportait que 89% des femmes gabonaises avaient survécu à des violences sexuelles. Dans la lignée de la Décennie de la Femme Africaine, le gouvernement gabonais déclarait en 2015 la Décennie de la Femme Gabonaise, qui devrait s’achever en 2025. L’objectif est de lancer une série de réformes afin d’améliorer le statut juridique, social et économique des femmes pour contribuer à leur autonomisation et avancement dans la société gabonaise.

NATHALIE ZEMO EFOUA, UNE VIE DE RÉVOLTE(S)

Les voyages ont forgé son ouverture vers le monde et les libertés qu’elle s’évertue à défendre. Membre du forum des Nations Unies dès son adolescence, Nathalie Zemo Efoua se bat depuis plus de 40 ans pour les nombreuses causes qui l’animent. L’égalité femmes-hommes au Gabon en est une. C’est un

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Au Cameroun

Le projet DEFI se déploie dans quatre pays d’Afrique centrale: le Cameroun, le Gabon, la République du Congo et la République Démocratique du Congo. La phase 3 du projet se focalise sur le soutien et le renforcement des capacités de 8 organisations et réseaux féministes et LGBTQIA+.

Depuis quelques années, les défenseur·se·s des droits au Cameroun sont en proie à la répression du gouvernement. En avril 2020, l’ONG Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale avait été touchée par un incendie à Douala, quelques mois après l’agression de sa présidente Maximilienne Ngo Mbe en août 2019. L’ONU avait alors rappelé le gouvernement camerounais à ses obligations envers les défenseur·se·s des droits humains et avait notamment souligné que les défenseuses étaient particulièrement touchées par la violence. Les Camerounaises ne sont pas épargnées par les violences basées sur le genre (VBG). En effet, à l’échelle nationale, 43,2% des femmes en union ont été exposées à des violences conjugales. Les femmes transgenres sont aussi particulièrement la cible de VBG transphobes. La transidentité n’est pas illégale au Cameroun, mais l’article 316-1 du code pénal condamnant les relations homosexuelles est souvent utilisé pour justifier l’emprisonnement arbitraire de personnes transgenres.

En RDC

En RDC, les thématiques liées aux droits des femmes sont contentieuses. Les défenseuses sont souvent stigmatisées au sein de la société du fait de leurs activités qui peuvent toucher à des sujets tabous. Elles sont aussi la cible de stéréotypes genrés et sexuels – utilisés contre elles afin de décrédibiliser leur engagement – et parfois même victimes de violences sexuelles. Le projet DEFI vise à faire évoluer cette situation.

Les violences basées sur le genre ont connu une recrudescence avec la pandémie, en République Démocratique du Congo. En octobre 2020, la Haute-Commissaire aux droits humains, Michelle Bachelet, avait tiré la sonnette d’alarme sur les cas de violences sexuelles qui ne cessent d’augmenter, alors que les perpétuateurs restent impunis. 1 376 survivant·e·s ont été recensé·e·s, dont 31% de cas de violences commises par les groupes armés. Les femmes du Nord Kivu sont majoritaires dans les victimes, représentant 40% des cas documentés par l’OHCHR. En juin et juillet 2020, la moyenne mensuelle s’élevait à 704 cas de violences sexuelles (contre 548 en 2019). En juillet 2020, le Dr. Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix et connu pour son engagement auprès des survivantes de violences sexuelles, était menacé de mort. Cet événement souligne combien les thématiques liées aux droits des femmes sont contentieuses.

PAROLES D’ACTRICE – JUSTINE MASIKA BIHAMBA, SŒUR DE COEUR

Membre fondatrice de la Synergie pour les Femmes Victimes de Violences Sexuelles (SFVS) dont elle préside aujourd’hui le conseil d’administration, Justine Masika Bihamba fait figure de porte-étendard dans son pays. Quel qu’en soit le prix. Une opportunité plutôt qu’un choix… en tout cas au début. Lorsqu’elle décroche son premier emploi

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LES ACTUS DE LA CAMPAGNE

PAROLES D’ACTRICE – JUSTINE MASIKA BIHAMBA, SŒUR DE COEUR

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PALOMA CERDAN, TOUT POUR ELLES

Chargée de projets et partenariats d’Agir ensemble pour les droits humains où elle a posé ses valises en août 2020, Paloma Cerdan est également référente genre et Amérique latine de l’association. Du haut de ses 29 ans, celle pour qui l’égalité femmes-hommes est un combat quotidien s’appuie sur des expériences

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NATHALIE ZEMO EFOUA, UNE VIE DE RÉVOLTE(S)

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